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La République démocratique du Congo (RDC) a mis en place au cours des dernières années des fondements importants pour passer à une nouvelle étape de développement. La consolidation et stabilité de la paix et le renforcement du cadre macroéconomique sont parmi les réalisations majeures, incluant notamment la baisse du taux d'inflation annuel de 500 pour cent (2001) à 2,7 pour cent (2012). Grâce à ces avancées, la croissance économique s’est accélérée à un niveau estimé à 7,2 pour cent en 2012.

Ces développements sont cependant loin d'être suffisants. Les effets distributifs de la croissance n'ont pas encore été ressentis par la majorité de la population. Un paradoxe majeur demeure, étant donné que le développement économique et social en RDC, qui est au bas de l'indice de développement humain, contraste fortement avec la richesse naturelle du pays. La RDC est l'un des pays les plus riches au monde en termes de dépôts de minéraux tels que le cobalt , diamants, or, cuivre et coltan ainsi qu'eau, forêts et autres ressources naturelles. Le défi de faire que le développement de la RDC corresponde à son potentiel et serve à ses citoyens est un des enjeux clés du développement de notre époque.

Conscient de l'ampleur de l'écart de développement, le Gouvernement de la RDC doit rassembler ses fils pour unir leurs forces dans la conception de solutions innovantes aux défis du développement exceptionnel en vue de faire face à la manière dont la RDC pourrait aider à propulser le pays vers une croissance accélérée et dans la trajectoire du développement humain.

C’est dans ce cadre que le Gouvernement multiplie des plateformes de concertation pour des véritables échanges d'idées et pratiques. La table ronde qu’il projette organiser en octobre 2013 sur la participation de la diaspora au développement du pays en est une.

La population congolaise vivant hors territoire national est nombreuse et active, mais force est de constater que sa connexion avec sa patrie-mère semble à ce jour encore faible et insuffisante pour entretenir un lien filial intense entre le pays et ses enfants de la Diaspora.

Bien que les chiffres exacts sur les « EuroCongolais » ne soient pas disponibles, le PNUD (2009) évalue le stock des migrants de la RDC en OCDE à 100.700 personnes. Par ailleurs, l’OIM estime entre 3 et 6 millions de Congolais à l’étranger.

Le rapport du HCR (2009) porte le nombre de réfugiés congolais dans les 9 pays voisins frontaliers à 39.861 personnes contre 25.958 pour les autres pays africains dont 11.708 en Afrique du Sud (Kueno, 2012). Il semble que le nombre de Congolais non enregistrés reste plus important et donc plus de 10% de la population congolaise vit à l’étranger.

Une partie de la diaspora congolaise est constituée des intellectuels formés à l’étranger et rejoints par des cadres supérieurs civils et militaires exilés du pays. Ils travaillent dans des universités, des hôpitaux, des bureaux d’études, des laboratoires et autres centres de recherche dans le monde. D’autres encore prospèrent dans le commerce, les activités artistiques et culturelles ; enfin, d’aucuns végètent et ne savent pas comment retourner au pays.

Les guerres à répétition ont également entraîné ce mouvement de population vers l’extérieur et généralement le retour est beaucoup plus compliqué car le coût de la réinsertion est plus élevé.

En dépit de toutes ces contraintes, le Congolais de l’étranger a gardé ses contacts avec le pays. Pour preuve, la diaspora congolaise a développé un nouveau mode de vie : l’ubiquité résidentielle, c’est-à-dire l’établissement d’une résidence au Nord tout en gardant un pied au pays, en RDC. De même, une enquête démographique portant sur les migrants congolais à Paris montre qu’environ 26% d’entre eux sont tentés de retourner au pays (Lututala, 2013).

Ce besoin de renouer avec le pays a trouvé un écho favorable du Président de la République qui avait déclaré le 26 janvier 2003 devant le Congrès de l’Assemblée constituante et législative, Parlement de transition ce qui suit : « Puisque nous devons compter sur l’effort de chacun pour aller de l’avant, désormais, les congolais de la diaspora seront davantage appelés à apporter leur contribution pour la reconstruction nationale et garder spirituellement et matériellement, un lien fort avec la mère patrie ». Cette volonté s’est manifestée par la  création de la Direction des Congolais de l’Etranger au Ministère des Affaires Etrangères.

Les études les plus récentes indiquent que l’estimation approximative des flux des transferts des fonds de la Diaspora congolaise vers le pays (canaux formels et informels confondus) dépasserait donc le milliard USD par an (400 millions par voies formelles et six cent millions par voies informelles) à ce jour.

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